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« Les réseaux informatiques comme Internet sont des éléments indispensables de l'économie mondiale. S'ils apportent d'extraordinaires moyens de commerce et de communication, ils sont aussi de formidables opportunités pour les criminels. » (Michael B. Mukasey, procureur des Etats-Unis, source : clubic.com)
Surfer sur Internet est devenu aujourd’hui une pratique des plus courantes et offre un large éventail de services aux internautes. Ces derniers peuvent en effet y faire des achats en tout genre, consulter leurs comptes en banque en ligne, consulter ou s’inscrire à des sites d’informations sérieuses ou farfelues. Et parmi la multitude de services à dispositions, l’internaute pourra également… se faire avoir !
En effet, les escrocs profitent aujourd’hui de l’Internet pour déployer des pièges très élaborés et les perfectionner sans cesse afin d’arnaquer le plus de personnes possibles. Et tant que les internautes ne seront pas informés de ces procédés, il est fort à parier que les escrocs pourront encore y parvenir.
Bien évidemment, tous les sites web ne sont pas forcément dangereux et Internet regorge bel et bien de bonnes affaires qui valent la peine de s’y attarder. Mais tout comme dans la vie réelle, il faut faire attention à ce que l’on fait, à qui on donne de l’argent ou encore à quand et comment on signe un contrat.
BEE SECURE vous propose, en collaboration avec l’Union Luxembourgeoise des Consommateurs, de faire un petit tour de la question des pratiques commerciales abusives et arnaques en ligne, qui finalement ne sont pas si différentes des arnaques « traditionnelles » du monde réel…
Pourquoi les arnaques ?
L’appât du gain est évidemment la première motivation des arnaqueurs. Via leurs ruses, ils tenteront d’extorquer de l’argent aux internautes en leur vendant des services sans que l’internaute ne sache réellement que ces services sont payants, ou en faisant croire qu’ils recevront quelque chose en échange d’une aide modique pour « frais de dossier par exemple ».
Comment les arnaqueurs procèdent-ils ?
Les arnaqueurs ont plusieurs moyens de rentrer en contact avec leurs victimes et tenter de les séduire. Des couleurs ou images attractives pour les bannières, des fenêtres pop-up insistantes, des sites web ou emails contenant des offres alléchantes ou des messages ciblés, tout ceci sont autant de méthodes utilisées afin d’attirer l’attention des internautes.
Une fois l’attention captée, les arnaqueurs tentent de leur adresser un message qui pourra les intéresser au plus haut point. Ils se posent comme les fournisseurs du service ou du bien pour lequel les cibles ressentent un fort besoin, une curiosité ou une envie. Parfois se présentent-ils comme une personne en détresse, prête à rétribuer argent comptant toute aide qu’ils pourront recevoir de la part de bienfaiteurs éventuels.
Enfin, les arnaqueurs s’appuient aussi sur l’effet de masse. Plus un message est diffusé largement, plus il y a de chances pour qu’un ou plusieurs internautes se fassent avoir.
Pourquoi se fait-on avoir si facilement ?
La naïveté est le premier facteur sur lequel jouent les arnaqueurs. En effet, la naïveté, couplée à un manque de sens critique de la part des internautes sont la condition sine qua none pour qu’une arnaque puisse réussir : il faut que la victime croie ce que l’arnaqueur essaie de lui faire croire.
Les arnaqueurs ciblent leurs messages. S’ils s’adressent aux jeunes utilisateurs, l’arnaque utilisera par exemple un design bien léché et des propositions qui peuvent les intéresser : des nouveaux smileys (emôticones) pour chatter avec ses amis, des jeux, logos, sonneries ou fonds d’écran pour le téléphone portable, … Pour les cibles plus âgées, les arnaqueurs tenteront d’exploiter d’autres faiblesses : leur compassion à une situation de détresse, ou le gain que la victime pourra tirer de la situation par exemple.
Les arnaqueurs s’appuient également sur l’inattention et le manque de vigilance des internautes pour les faire tomber dans le panneau. En effet, nombreux sont les utilisateurs qui, par paresse ou tout simplement par manque d’intérêt, ne lisent pas en détail les conditions générales d’utilisations ou les options qui leurs sont proposées.
Car en effet, les gens ont tendance à s’engager plus facilement sur Internet que dans la vraie vie : ils n’ont pas conscience qu’un simple clic peut les engager et c’est ainsi que certains internautes finissent par recevoir par la poste des factures pour des services qui ne leur semblaient pas payants à première vue (les sites d’arnaques ne demandent plus le numéro de cartes de crédit en ligne, car les internautes sont tout de même devenus plus méfiant !).
Des pressions sont alors exercées soit par l’entreprise arnaqueuse, soit par une entreprise spécialisée dans le recouvrement de créances. Dans certains cas, il est proposé à la victime de sortir du contrat en échange du paiement d’un montant forfaitaire souvent élevé, mais que les victimes préfèrent parfois payer par dépit ou par exaspération.
Que dit la Loi ?
Du point de vue légal tout le monde a des droits et des obligations sur Internet, et la loi du 14 août 2000 relative au commerce électronique est là pour encadrer les transactions et la conclusion de contrats sur Internet.
En vertu de cette loi, les fournisseurs de services en ligne doivent notamment pouvoir justifier à tout moment d’une adresse géographique, d’un nom et de coordonnées relatives aux prestataires en question. Les fournisseurs doivent également respecter un certain nombre d’étapes techniques avant de pouvoir conclure un contrat.
Le clic représente une acceptation
Les utilisateurs souscripteurs sont également tenus de lire avec attention les conditions générales de vente ou d’utilisation d’un site web, sachant que chaque clic peut représenter une acceptation de la part de l’utilisateur.
« de toutes façons, je ne donne pas mon numéro de carte de crédit, je clique, et on verra bien après… » doit de fait être considéré comme une approche totalement erronée, même sur Internet.
Comment peut-on se protéger ?
Les conseils sont peu nombreux mais toujours efficaces : vigilance, attention et sens critique sont les maître-mots pour éviter les pièges des arnaqueurs.
L’Union Luxembourgeoise des consommateurs propose un dossier sur la vente à distance et le commerce électronique. Vous pouvez la demander gratuitement auprès de l’ULC.
Retrouvez également les conseils pour enfants, ados ou adultes concernant les arnaques en ligne.
Agenda
- 07February
- Safer Internet Day 2012
- 10February
- Clervaux - Conférence pour parents






