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Les enfants ont besoin d’éducation concernant un usage plus éthique de leurs téléphones mobiles

02 Mar 2007

Les enfants ont besoin d’éducation concernant un usage plus éthique de leurs téléphones mobiles

Selon le sondage Insage conduit auprès de 21 872 personnes à travers l'Europe, plus de 35% des enfants de moins de 10 ans utiliseraient leurs téléphones mobiles pour transmettre des photos de camarades de classe se faisant agresser...

Selon le sondage Insage conduit auprès de 21 872 personnes à travers l'Europe, plus de 35% des enfants de moins de 10 ans utiliseraient leurs téléphones mobiles pour transmettre des photos de camarades de classe se faisant agresser.
Cela est particulièrement inquiétant étant donné que cette tranche d'âge représente les plus importants utilisateurs de services de messages multimédias (MMS) utilisés pour envoyer des photographies, avec 23% d'entre eux envoyant ou recevant plus de 10 photographies par semaine. Ceci indique que les moins de 10 ans sont les premiers adopteurs de services mobiles avancés et que ceux-ci nécessiteraient sans aucun doute d'une éducation spécifique quant à un usage plus sûr et plus éthiques de ces services.
Le phénomène consistant à photographier ou à filmer des images d'harcèlement, connu sous le terme de "happy slapping", est un problème sérieux dans certains pays européen, particulièrement au Royaume-Uni. Dans une perspective plus large, les données du sondage sont toutefois encourageante : à travers toutes les tranches d'âge, 60% des jeunes recevant des images de type "happy slapping" rapporteraient le fait à un adulte s'ils le jugent nécessaires. Néanmoins, 35% des moins de 10 ans trouveraient cela drôle et le transmetteraient à des amis, et presque 16% des jeunes de 17 ans en feraient tout autant.
Le "happy slapping" est étroitement lié au cyberharcèlement, problème qui, selon différents sondages, affecteraient aujourd'hui un jeune sur quatre.
"Les chiffres révélés par le sondage sont inquiétants et souligne la nécessité d'une éducation visant au signalement de ces incidents dangereux et illégaux," explique Janice Richardson, chef du projet Insafe auprès de European Schoolnet.
Les services "premium" via SMS sont également un challenge lorsqu'il s'agit des jeunes utilisateurs; plus de 30% des moins de 10 ans ne savent pas comment réagir lorsqu'ils sont confrontés à des services de ce type qui alors absorbent tout leur crédit téléphonique. Le problème semble toutefois moins sensible si on regarde l'ensemble des répondants, avec 37% d'entre eux déclarant qu'ils reporteraient le problème à une ligne d'écoute nationale, et 50% qui essaieraient de se désinscrire.

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