Les applications d’E-dating et les jeunes : conseils aux parents:

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Une récente étude de l’IFOP a mis en avant les évolutions d’usage des sites de rencontre par la population (étude IFOP réalisée pour l’observatoire de la rencontre en ligne, mai 2015). Un des chiffres clefs concerne la diffusion croissante de ces solutions auprès des utilisateurs. L’usage de ces sites devient en effet clairement une normalité dans la relation amoureuse. Ces données sont validées par la majorité du personnel du projet BEE-SECURE, des utilisateurs réguliers de ce type de solution.

Si les sites de rencontres sur internet sont les plus utilisés par les jeunes célibataires, trouver l’amour ou flirter de nos jours passe aussi et davantage par de simples applications smartphones ou le principal critère de sélection repose sur des photos personnelles. Avec déjà des millions d’utilisateurs à l’échelle mondiale, les applications les plus connues et utilisées au Luxembourg dans leurs versions Web ou Smartphone sont : Badoo, HotorNot et Tinder. Cependant ces application peuvent soulever quelques interrogations quant à leur usage et leur réception, notamment par des mineurs.

A l’exception de Badoo (exception contournable) ces sites sont en effet utilisables par des mineurs âgés de plus de 13 ans. En général, les mineurs sont cantonnés dans une zone spécifique ou ils ne sont confrontés qu’à des photos de cette catégorie d’âge. Pour autant, comme nous le verrons, la nature de ces sites peut les pousser à prendre des postures plutôt suggestives.

Si vous êtes parents, il serait prudent de discuter régulièrement de la nature des applications que vos enfants téléchargent sur leurs téléphones ou les sites auxquels ils se connectent. En effet, si le concept de ces applications séduit, il est nécessaire d’être au courant des possibles effets ou situations que leur usage peuvent générer:

 

Le phénomène de la gamification:

Les applications comme Tinder, HotorNot ou Badoo, nous incitent à juger les utilisateurs exclusivement sur leurs apparences. Ces applications ont donc tendance à associer l’apparence physique à un jeu. Les interractions sur ces applications sont alors décrites comme une “gamification”.  Il suffit d’un “swipe” pour juger positivement ou négativement un utilisateur. Par exemple, l’application HotorNot fonctionne sur le système de récompenses: si les photos ont 100 likes en l’espace d’une heure alors la personne sera gratifiée d’un badge positif.

 

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L’idée même de mettre l’apprence en scène pourrait être mal réceptionnée par un adolescent en quête de confiance en soi.

 

Le problème de l’hypersexualisation:

Certaines applications incitent à télécharger de plus en plus de photos (comme HotorNot par exemple). Le problème de l’hypersexualisation peut alors se poser. Les jeunes sont alors amenés à prendre des raccourcis vers l’âge adulte et pourraient publier des photos connotées sexuellement. Ils n’ont pas réllement conscience que ces publications pourraient nuir à leur réputation, car elles sont par définition dans ce type d’application publiques et identifiées.

 

Une forme d’addiction ?

Le but de ces applications étant de “booster” l’estime de soi sous la forme d’un jeu, les adolescents pourraient développer une certaine forme d’addiction ou d’habitude. En utilisant le jeu pour promouvoir ainsi l’Ego du joueur, ces plateformes peuvent donner encore plus de poids aux réseaux sociaux dans la vie des mineurs.

 

Le cyberharcèlement, sexting et grooming:

Dans le cas de ces applications, il est par exemple facile de se liguer contre certains utilisateurs en augmentant leurs scores négatifs et en publiant des commentaires néfastes. Un système de modération existe, mais en cas d’harcèlement avéré le mineur ne saura pas forcément comment réagir.

Il est important d’être au courant de ces trois phénomènes et d’établir un dialogue avec votre enfants ou adolescents dans le cas où il en serait victime. Pour plus d’informations, consultez nos dossiers: cyber-harcèlement, grooming et sexting.

 

Les cercle vicieux des micro-paiements et des abonnements:

Si l’installation des ces applications est à la base gratuite, il est toujours possible d’ajouter plus d’options via un abonnement complémentaire (ex. Tinder Plus) ou des micropaiements. L’application Badoo, par exemple, vous offre la possibilité de visualiser plus de profils par jour via l’achat d’options spécifiques. Individuellement, chacunes de ces offres ne sont pas chères. Ces applications vous permettent également d’enregistrer vos données bancaires ce qui rend vos transactions plus faciles. Pour autant, si on additonne ces petites transactions, la somme finale peut s’avérer conséquente. Faites attention à ce que vos enfants n’y ajoutent pas vos identifiants bancaires, vous pourriez avoir de mauvaises surprises.

 

La géolocalisation:

La géolocalisation suscite également certaines questions. Chaque visite du profil génère une locasitation afin de vous situer par rapport aux autres utilisateurs. Pour vous donner une idée, une appliquation de service de réseau social pourrait accéder environ 150.000 fois à votre localisation sur une durée de trois mois. Cette option pourrait être utilisée à mauvais escient, une personne aux intentions douteuses pourrait facilement suivre un enfant avec cette technique.

 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à pas consulter notre dossier sur le E-Dating.

En cas de problèmes rencontrés sur ces sites, veuillez contacter la Helpline Bee Secure pour tous conseils ou la Hotline pour signaler un contenu illégal.

 

Source : Aware / Securitymadein.lu