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Covid-19 : discerner les dangers en ligne et s’en protéger

Jeune femme utilisant un ordinateur avec un air sérieux
Pexels.com

Alors que le virus « Covid-19 » (aussi communément appelé Coronavirus 19) provoque un blocage dans le monde entier, il est plus que jamais crucial de discerner les dangers numériques que cette crise amène avec elle. BEE SECURE vous propose un aperçu des effets négatifs collatéraux en ligne.

La désinformation à son paroxysme

Depuis le début du confinement les fausses informations en ligne sont au cœur de l’épidémie. L’inquiétude de nombreuses personnes provoque notamment la prolifération de rumeurs et, de ce fait, de la désinformation.

C’est pourquoi, plus que jamais, BEE SECURE vous appelle à vérifier toutes les informations que vous rencontrez. Avant de croire ou de diffuser une information, référez-vous aux sites officiels (gouvernement, police, santé…) et posez-vous les 3 questions suivantes :

  1. Qui se cache derrière l’information ?
  2. La source est-elle digne de confiance ?
  3. Comment le sujet est-il présenté par les autres médias ?

Le Phishing se propage comme un virus

Actuellement, la BEE SECURE Helpline enregistre un nombre accru d’hameçonnage sur Internet : des courriels offrant des bilans de santé, prétendant que l’électricité sera coupée si la personne ne paie pas ou encore des faux kits de dépistage Covid-19 proposés à la vente.

Les e-mails et messages de Phishing visent à tromper l’utilisateur et à le pousser à révéler ses données privées. Si vous recevez un e-mail d’un émetteur inconnu ou même d’une organisation de confiance (telle que votre banque) mais qu’un doute persiste sur la véracité de son contenu, ne cliquez pas sur les liens présents dans le message et n’ouvrez pas les pièces jointes.

« Envoie ce message à 10 amis… » : les chaînes de lettres prolifèrent

« Si tu ne transmets pas ce message, l’esprit d’une fille viendra te hanter. », « Envoie ce message à 10 amis pour recevoir un chèque cadeau de 50€. » : qui n’a jamais reçu un tel message par e-mail ou sur une application de messagerie comme WhatsApp ou Messenger ? Et particulièrement en cette période où nous utilisons davantage nos appareils numériques et que les chaînes de lettres abondent.

BEE SECURE vous conseille d’ignorer ce type de contenus. Réfléchissez avant de partager quelque chose qui pourrait importuner votre interlocuteur. Prenez au sérieux les angoisses et inquiétudes de votre enfant face à ces chaînes. Car, même si les messages ne correspondent pas à la réalité, les sentiments de votre enfant sont bien réels. Expliquez-lui que ce ne sont pas de véritables informations et que leur partage n’aura aucune influence sur sa vie.

Attention au cyberharcèlement dans les groupes de messageries scolaires

Avec la pandémie, le confinement. Donc de nouveaux modes d’apprentissage et de travail. Beaucoup de professeurs restent en contact avec leurs étudiants via des groupes WhatsApp. Déjà en 2018, l’étude allemande KIM 2018, nous informait que 44% des enfants de 6 à 13 ans déclaraient être membres d’un groupe WhatsApp de leur classe (un pourcentage certainement encore plus élevé actuellement en 2020).

Il s’agit là d’une bonne alternative pour assurer une continuité pédagogique pour les élèves et les faire échanger virtuellement, mais cela peut aussi amener certains dangers comme : les chaînes de lettres, le non-respect du droit à l’image ou le cyberharcèlement.

Le Zoombombing, en plein boom !

En Norvège, un inconnu a débarqué nu dans une salle de classe en ligne. Aux Etats-Unis, deux professeurs se font harceler par un troll ayant détourné le flux vidéo. Ce phénomène est nommé « Zoombombing ». Il est actuellement beaucoup plus répandu qu’avant, du fait que nous utilisons davantage ce genre d’outils durant la période de confinement. C’est pourquoi il est important de faire attention et de respecter certaines règles lors de vidéoconférences. A noter que les plateformes, telles que Zoom ou Teams, ont déjà pris des mesures pour enrayer ce phénomène.

Contenu inapproprié : prudence avec les vidéos en ligne !

Dans ce contexte particulier, certaines personnes malintentionnées ont caché des contenus inappropriés, comme des films pornographiques, sous le titre et la photo de tutoriels de bricolage et loisirs créatifs destinés aux familles et donc aux enfants. BEE SECURE rappelle aux parents d’accompagner leurs enfants sur internet pour éviter de tomber dans ces pièges malveillants. Il est impératif de vérifier le contenu derrière les vidéos en tout temps !

Si vous tombez sur du matériel d’abus sexuels sur mineurs ou un autre contenu illégal, signalez-le à la BEE SECURE Stopline.

« Sharenting », les parents partagent beaucoup de photos de leurs enfants en ligne

Le confinement nous oblige à rester à la maison. C’est donc en famille que l’on s’occupe. Il en résulte souvent des idées créatives et amusantes, instantanément immortalisées par une vidéo ou une photo aussitôt partagée sur les réseaux sociaux. Ce phénomène est appelé « Sharenting ».

Sur le moment ces partages de parents (sans le consentement de leurs enfants) semblent être une bonne idée… Mais, plus tard, ils peuvent devenir sources de problèmes pour l’enfant. Cela pourrait, en effet, servir de base d’intimidation ou de discrimination à l’adolescence par exemple. BEE SECURE rappelle que les enfants ont eux aussi le droit à l’autodétermination informationnelle.

Où trouver de l’aide ?

La BEE SECURE Helpline fournit une consultation téléphonique gratuite, anonyme et confidentielle. N’hésitez pas à la contacter en cas de besoin sous le numéro : 8002 1234 (du lundi au vendredi, de 9h à 16h) ou par e-mail en remplissant ce formulaire.

 

Sources : BEE SECURE, klicksafe.de, mashable.com, www.mpfs.de, www.nbcnews.com

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