AI ≠ Human : une nouvelle campagne pour sensibiliser aux limites des chatbots IA

Les jeunes utilisent aujourd’hui les chatbots d’intelligence artificielle de manière tout à fait naturelle dans leur quotidien numérique. Ils s’en servent pour poser des questions, chercher des idées, reformuler des textes ou obtenir une première orientation. Mais ces systèmes peuvent aussi donner l’impression d’être de véritables interlocuteurs. C’est précisément sur ce point que s’appuie la nouvelle campagne « AI ≠ Human – Talk to a person » : rappeler que l’IA peut être utile, sans pour autant remplacer un être humain.

Les chatbots font désormais partie du quotidien numérique des jeunes

La campagne a été présentée le 16 avril 2026 lors d’une conférence de presse. Elle est portée par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, en collaboration avec BEE SECURE, le CePAS et la CNEL. Son objectif est de sensibiliser les jeunes et leur entourage à un usage plus critique et plus réfléchi des chatbots IA.

La campagne s’appuie sur les résultats du BEE SECURE Radar 2026, qui montrent à quel point ces outils sont déjà ancrés dans les usages numériques. 96 % des 12 à 16 ans et 97 % des 17 à 30 ans déclarent avoir déjà utilisé des chatbots, et environ un quart y recourt chaque jour. Au-delà de leur utilité pratique pour chercher des informations ou reformuler des idées, leur ton conversationnel peut aussi créer l’illusion d’une relation réelle.

Quand l’IA donne l’impression d’être un interlocuteur

17 % des jeunes perçoivent l’IA comme une sorte d’ami, 20 % l’utilisent pour se sentir moins seuls et 5 % estiment qu’elle peut remplacer le temps passé avec d’autres personnes. En parallèle, environ la moitié l’utilise occasionnellement pour obtenir des conseils personnels, tandis qu’environ un quart y aborde des sujets qu’ils ne partageraient pas avec d’autres. Ces constats montrent pourquoi une sensibilisation nuancée est nécessaire.

La campagne rappelle ainsi qu’un chatbot peut être utile dans de nombreux contextes, mais qu’il ne remplace ni l’empathie humaine, ni la proximité réelle, ni l’accompagnement par une personne de confiance ou un professionnel. Lorsqu’il s’agit de solitude, de doutes ou de difficultés personnelles, parler à une vraie personne reste essentiel.

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Cinq enjeux au centre de la campagne

La campagne met l’accent sur cinq grands enjeux :

  • L’isolement social ;
  • La substitution aux relations humaines ;
  • Le recul du dialogue réel ;
  • Les questions de données personnelles et de vie privée ;
  • L’externalisation cognitive.

Il s’agit notamment du fait que les chatbots peuvent simuler l’écoute et l’attention, que certaines questions sensibles sont plus facilement confiées à une machine qu’à une personne de confiance, ou encore qu’un recours systématique à l’IA peut affaiblir la réflexion personnelle et l’esprit critique. Les informations partagées avec un chatbot ne sont par ailleurs pas nécessairement protégées ni confidentielles.

René, personnage central de la campagne

Au cœur de la campagne se trouve René, un personnage interactif qui rend le message plus accessible et plus concret. Présent à la fois dans les contenus numériques et lors d’actions sur le terrain, il aide à incarner la campagne, répond à des questions fréquentes, oriente les jeunes et les redirige vers des services d’aide ou des informations adaptées.

Une campagne déployée sur plusieurs canaux

La campagne se déroule de avril à juin 2026 et se décline sur plusieurs canaux : le site nothuman.lu, les réseaux sociaux Instagram, TikTok et YouTube, des actions de BEE SECURE dans les lycées et dans l’espace public, de l’affichage ainsi que le relais par des influenceurs.

 

AI ≠ Human – Talk to a person.

L’INTELLIGENCE ARTIFICELLE EST UN OUTIL, PAS UNE PERSONNE.